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Le cirque peut-il offrir aux animaux sauvages un environnement adapté à leurs besoins?
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Qu’entend-on par « adapté à leurs besoins » ? Il s’agit de procurer aux animaux un environnement tenant compte de leurs conditions de vie dans la nature, de façon à permettre à leur comportement naturel de s’exprimer. Cette notion s’applique différemment selon les situations, puisqu’elle doit être adaptée à chaque espèce animale individuellement. Il arrive qu’il soit difficile de définir les besoins de certaines espèces, parfois simplement parce que les recherches effectuées dans ce domaine sont insuffisantes. La formulation de cette question pose donc un second problème : celui de la généralisation. A quelles espèces d’animaux sauvages fait-elle référence ? Afin de répondre correctement par oui ou par non, il faudrait la reposer pour chaque espèce différente.
Au Cirque Knie, tous les animaux doivent se sentir à l’aise. Cela fait plusieurs dizaines d’années que nous travaillons quotidiennement dans ce but, et les visiteurs qui observent nos animaux constatent leur bien-être. Nous les traitons avec amour, en prenant soin à ne pas les faire travailler trop, ni à exiger de leur part des comportements incompatibles avec leur nature.
Nous refusons de tomber dans le piège qui consiste à humaniser l’animal. Les animaux ont d’autres besoins que les hommes, ce dont il importe de tenir compte si l’on veut pouvoir y satisfaire au mieux. Le Cirque Knie s’efforce d’offrir à ses animaux un environnement adapté à leurs besoins, qu’il s’agisse de leur hébergement, des soins qui leurs sont prodigués ou du travail que nous effectuons avec eux.
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Les animaux sauvages ne sont-ils pas détenus en captivité uniquement pour des raisons commerciales ?
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Non, certainement pas. Bien entendu, on paie une entrée au cirque ou au zoo lorsqu’on veut y observer les animaux sauvages ou les voir dans une représentation. Mais la présence d’animaux sauvages chez nous répond principalement à une autre motivation. Nous sommes persuadés qu’à condition de fournir aux animaux sauvages un environnement et des soins adaptés à leurs besoins, nous pouvons contribuer à éduquer le public – jeune et moins jeune – en lui offrant un contact direct, unique en son genre, avec les animaux. Sensibiliser la société dans son ensemble à la beauté et à la dignité du règne animal, telle est la valeur hautement morale de la mission des zoos et des cirques.
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Les nombreux mauvais exemples constatés dans des cirques ne prouvent-ils pas qu’il est urgent d’améliorer la qualité d’hébergement d’animaux sauvages?
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Héberger des animaux sauvages implique de lutter sans cesse pour une amélioration de leurs conditions de vie en captivité. Chaque propriétaire d’animaux sauvages qui se respecte applique dans son travail quotidien les découvertes scientifiques les plus récentes en la matière. S’il existe indéniablement certains exemples négatifs, il serait cependant injuste de remettre en question la détention d’animaux sauvages en captivité à cause de ces regrettables exceptions.
Un bon propriétaire d’animaux – qu’il s’agisse d’animaux sauvages, de compagnie, ou de bétail – se sent responsable de ses protégés, il veille de son mieux à leur bien-être. Et ceci jour après jour, même après que l’attention du public se soit dirigée vers d’autres sujets.
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Les enclos des animaux au cirque ne sont-ils pas beaucoup trop petits ?
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Il n’existe malheureusement pas de barème définissant la superficie dont chaque animal a besoin. Les données scientifiques ne sont pas disponibles pour toutes les espèces. On peut cependant vérifier en observant le comportement et l'apparence des grands mammifères et des perroquets que nous hébergeons dans notre zoo itinérant que nous avons correctement veillé leur bien-être. Il est impossible de juger de la qualité de vie des animaux sauvages au cirque en se basant uniquement sur la taille de leurs enclos. Cette remarque est valable également pour les jardins zoologiques. L’essentiel est que les besoins biologiques des animaux figurent au centre des préoccupations de leurs propriétaires.
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Le dressage d’animaux dans les cirques est-il encore d’actualité ?
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Certainement, à condition d’être à l’écoute des animaux. Le dresseur doit savoir si ses élèves ont envie de travailler ou s’ils sont réticents, s’ils sont calmes ou excités, attentifs ou distraits, détendus ou nerveux, et leur attitude peut varier d’un jour à l’autre. Il connaît également la hiérarchie qui règne à l’intérieur de son groupe, de l’animal dominant au plus soumis, sait lesquels recherchent l’affrontement, et lesquels l’évitent. Pendant les répétitions comme pendant le spectacle, il s’instaure un véritable dialogue entre partenaires, un échange d’actions et de réactions.
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Les animaux du cirque souffrent-ils des trajets d’une localité à une autre ?
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Etant donné que depuis 2006 nous transportons nos animaux (y compris les éléphants) avec nos propres véhicules, il nous est désormais possible de choisir le trajet le plus court. Nos animaux ne souffrent pas de ces voyages – dans le cas contraire, nous le remarquerions immédiatement, tout comme le public. Ils y sont habitués, bien que leur liberté de mouvements se trouve indéniablement entravée pour quelques heures.
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La vie au cirque convient-elle mieux à certains animaux qu’à d’autres?
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Oui, sans aucun doute. Un animal tel que le chameau s’adapte particulièrement bien à la vie du cirque. Un fourmilier par contre y serait fort mal à l’aise.
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Que faire des vieux animaux de cirque?
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Les animaux trop âgés pour travailler en piste restent aux écuries de Rapperswil, où nous prenons soin d’eux. Il arrive exceptionnellement que nous placions certains de nos chevaux âgés chez des particuliers soigneusement sélectionnés, si nous sommes d’avis que c’est la meilleure solution pour eux. En ce qui concerne les éléphants, il ne saurait naturellement en être question. Ils passent leur vieillesse dans l'enclos spécialement aménagé pour les pachydermes à Rapperswil.
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Pour quoi n’y a-t-il ni tigres ni lions au programme cette année?
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Cela fait longtemps que le Cirque Knie ne possède plus de fauves. Lorsque nous voulons présenter un numéro de fauves, nous devons donc l’engager, en choisissant soigneusement des dresseurs qui logent et traitent leurs animaux aussi bien que nous le souhaitons. Nos critères de qualité sont exigeants et il n’y a malheureusement que peu de dresseurs qui répondent à notre satisfaction.